Disciplines

Pratiquer le Tai Chi Chuan à L'île de La Réunion

Le Tai Chi Chuan

Discipline d’essence martiale, L’Art Énergétique du Tai Chi Chuan a évolué à travers différentes écoles et différents styles. Les sinogrammes retranscrits en Tàijí et Quán se traduisent littéralement comme Boxe du Fait Suprême dont la pratique vise à maintenir une bonne santé physique, mentale et spirituelle. Certains aborderont cet Art Corporel comme une simple activité sportive tandis que d’autres en exploreront la dimension d’éducation somatique.

Le Tai Chi Chuan est un avant tout un Art interne car il implique un travail sur l’énergie interne et non sur la force externe musculaire. C’est pourquoi l’entraînement du Tai Chi Chuan est tout d’abord exécuté avec lenteur pour sentir les mouvements de l’énergie vitale -le Qi en vue d’exercices d’alchimie interne plus approfondis. Le centre de gravité et la respiration doivent être abaissés au niveau de l’abdomen -le Dantien.

L’essence et les sens du Tai Chi Chuan qui donnent lieu a bien des controverses, se révèlent finalement par une une pratique constante et une volonté de développement personnel.

 

Tai Chi Chuan Style Yang à l'île de La Réunion

Tai Chi Chuan : le Style Yang

Le style Yang initié par Yang Lu Chan a porté le Tai Chi Chuan au delà des cercles restreints grâce au relai de toute lignée Yang. C’est aujourd’hui le style de Tai Chi Chuan le plus pratiqué en Occident. La pratique s’articule autour d’une forme à quatre-vingt-huit pas qui se décline en formes plus courtes selon les enseignements.

Yang Lu Chan apprit le Tai Chi Chuan auprès de Chen Chang Xing dont il était le serviteur, même si son enseignement n’était réservé qu’aux membres de la famille. Surpris un jour par la connaissance et les dons de Yang Lu Chan, Chen Chang-sing l’accepta comme disciple. Devenu maître, Yang Lu-chan partit pour Beijing où il fonda une école. Il devint alors très connu pour sa grande maîtrise de l’art martial du Tai Chi Chuan. Deux de ses fils, Yang Ban-hou et Yang Jian-hou, créèrent à leur tour leur propre école. C’est le troisième fils de Yang Jian-hou, Yang Cheng-fu (1883-1936), qui contribua le plus à la diffusion du Tai Chi Chuan en Chine. Alors que cette pratique était jusque-là limitée à des cercles restreints et généralement familiaux, la diffusion du tai-chi-chuan prit dès lors une grande ampleur et devint accessible à un très large public.

L’enseignement de Yang Chen-fu fut poursuivi par ses fils, dont maître Yang Zhenduo qui fut nommé par le gouvernement chinois représentant officiel du Tai Chi Chuan de la famille Yang.

Depuis le fondateur du Tai Chi Chuan Style Yang, (Yang Lu Chan), son fils Yang Ban Hou et Yang Jian Hou, ses petits-fils Yang Shao Hou et Yang Cheng Fu, et son arrière-petits-fils Yang Zhen Ming, Yang Zhen Ji, Yang Zhen Duo , et Yang Zhen Guo ont tous travaillé ensemble à la recherche,au changement, et à développer la propagation du Tai Chi Chuan style Yang . Le style Yang est devenu étendu et gracieux, soigneusement structuré, détendu, doux et fluide tout en conservant l’ aspect martial. Le Tai Chi Chuan est aimé par des dizaines de millions de pratiquants le répandant partout à travers le monde. C’est aussi une méthode pour améliorer la santé et guérir les maladies. Il est devenu le plus populaire de tous les arts martiaux chinois, en fournissant une contribution remarquable à la santé de l’humanité.

 

Tai Chi Chuan Style Chen à l'île de La Réunion

Tai Chi Chuan : le Style Chen

Origines
Les réponses apportées à la question des origines du Taiji quan varient selon les experts et donnent lieu à des batailles d’écoles et de styles. Toutefois, le fondateur généralement reconnu serait Chen Wangting (1600 – 1680), appartenant à la neuvième génération de la famille issue de Chen Bu.

On considère que le style Chen est à l’origine du Tai Chi style Yang. Le Tai Chi style Wu est un descendant du Yang et le Tai Chi style Sun est un descendant du Yang et du Chen. Selon les historiens chinois, à la fois des techniques de Kung Fu de plusieurs écoles de l’époque et des techniques de santé (Tuna, travail respiratoire et Daoyin art de longue vie, dont les origines historiques sont quant à elles attestées dès le Vesiècle av. J.-C.) auraient été réunies lors de la création du Taiji Quan.

La pratique
La pratique du style Chen est basée principalement sur le travail de deux Taolu (enchaînements) à mains nues :

  • Di yi lu – 1er enchaînement (en 74 mouvements)
  • Er lu – 2e enchaînement (ou pao chui – poings canons)

On distingue deux version du Di yi lu :

  • Lao jia (ancienne forme)
  • Xin jia (nouvelle forme) diffusé par CHEN Fake

L’enchaînement se compose des mêmes mouvements et la gestuelle est très voisine, mais l’utilisation (applications martiales) des mouvements est souvent très différente. Il existe également de nombreuses formes de synthèse généralement conçues pour la compétition ou comme élément pédagogique (créés par certains maîtres contemporains comme Wang Xi’an, Chen Zheng Lei, Chen Xiao Wang…).

Néanmoins, l’étude des 15 premiers mouvements du « Di yi lu » constitue la base du travail. On retrouve dans ces seuls 15 premiers mouvements tous les principes et changements (directions) qui se déclinent dans la suite de la forme. On dit aussi que le premier mouvement (Le Gardien Céleste pile le mortier), constitue la base de la base, et qu’il est impératif pour une bonne progression, de l’exécuter correctement avant de poursuivre.


Traditionnellement, ce n’est qu’après avoir bien maîtrisé le Di yi lu que l’on peut commencer l’apprentissage du TuiShou et des armes (épée, sabre, grande lance, bâton, hallebarde…), et du Er Lu Pao Chui. Le deuxième enchaînement est caractéristique du style Chen (il n’y a pas d’équivalent dans les autres styles). Il s’agit d’un travail ‘explosif’, qui montre clairement l’origine et le travail martial.

La différence entre les deux enchaînements à mains nues peut se résumer ainsi:

  • Pour le Di yi lu c’est : le corps qui emmène la main
  • Pour le Er lu, c’est la main qui emmène le corps

Cela signifie que l’étude du premier enchaînement est une écoute (intention) porté vers l’intérieur (travail proprioceptif), tandis que le deuxième enchaînement est fait pour porter l’intention vers l’extérieur (l’application martiale). On qualifie également de troisième Taolu le TuiShou, car il s’agit aussi d’un enchaînement codifié à plusieurs niveaux, et qui peut se travailler seul. Le Tuishou est une étape du travail martial qui doit amener à la pratique du Sanshou (combat libre).

 

Pratiquer le Qi Gong à l'île de La Réunion

Le Qi Gong

Éléments de compréhension
Le Qi Gong est un exercice médical et sanitaire dont l’histoire remonte à plusieurs milliers d’années en Chine. Cet art d’entraînement personnel, non seulement du corps et de l’âme mais également de projection de l’énergie, sert à prévenir ainsi qu’à protéger et à renforcer la santé pour vivre mieux et plus vieux. Le Qi Gong fait partie du patrimoine inestimable de la culture chinoise ainsi que des méthodes traditionnelles de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC).

QI ou CHI veut dire air, prana, ÉNERGIE, orgone, éther, respiration…. et GONG ou KUNG, exercice, travail, MAÎTRISE, temps, réussite, fonction, accomplissement. La juxtaposition des deux idéogrammes donne le concept de «maîtrise consciente de l’énergie», «maîtrise du souffle». Le terme Qi Gong renvoie également à la notion de pulsions électriques, telles que transmises par le système nerveux, ainsi qu’à la notion du principe moteur se trouvant derrière toute chose dans l’univers (vide quantique).


Qi Gong et Médecine Traditionnelle Chinoise

La science du Qi Gong a été développée par les Chinois au cours des siècles et millénaires pour améliorer la qualité de la vie, prévenir ou guérir les maladies, protéger et améliorer la santé, ainsi que prolonger la vie. C’est un des grands trésors du patrimoine culturel chinois ainsi qu’une composante à part entière de la médecine chinoise.

Le Qi Gong a une longue histoire et provient de diverses écoles. Il y a très longtemps, on lui donnait différents noms comme «Xing Qi» (promotion et conduction du chi), «Fu Qi» (Prendre le chi), «Tuna» (Expiration et inspiration), «Dao Yin» (induction et conduction du chi), «Angio» (Massage), «Shushu» (Breath counting), «Zuochan» (méditation assise), «Shi Qi» (vivre du chi), «Jingzuo» (rester assis tranquillement) et «Wogong» (exercices couchés). Étant donné que le chi interne (Nei Qi) du Qi Gong et le chi externe (Wai Qi) émis par les maîtres de Qi Gong est invisible et inaudible pour les personnes ordinaires, le Qi Gong est habituellement considéré comme une pratique mystérieuse et insondable. Mais c’est un art qui prend pourtant ses racines dans le matériel corporel.

Association Damo

Pratique des Arts Énergétiques
Ile de La Réunion

Téléphone : 06.92.85.61.25
Mail : eric.lespine@orange.fr